SCÈNE XIIl
Voilà une aventure qui me fera rajeunir de plus de vingt ans, et qui me dédommagera pleinement des chagrins que Cléante me cause. S'il s'est marié à sa fantaisie, je me marierai à la mienne, et ni lui, ni personne, n'aura lieu de s'en formaliser. Quelle différence de lui à moi! C'est à mon âge qu'il convient de prendre une femme par inclination. Pour sentir un amour raisonnable, il faut être en état de juger du mérite d'une belle, et un jeune éventé en est-il capable? Il n'y a que nous qui nous y connoissionsj aussi n'y at-il que nous qui sachions aimer et qui puissions aimer légitimement.