SCÈNE XVII. ia
GLABICE.
De quelle manière, monsieur, puis-je vous prouver le zèle ardent que j'ai pour vous?
ORGON
Le zèle ardent? Ce n'est pas cela que je vous demande. A quoi bon éluder, comme vous faites, le terme d'amour, qui seul peut me satisfaire? Ne m'avez-vous pas dit que vous m'aimiez?
CLARICE
Je vous l'ai dit, sans doute, et je suis prête encore à vous le confirmer. Je vous aime, monsieur, comme le meilleur ami de ma famille et de ce que j'ai de plus cher au monde ; comme un second père , et même comme un protecteur^ dont l'appui mettroit le comble à ma félicité.
ORGOK.
Je ne comprends rien à ce que vous me dites. Nous ne nous entendons point, et vous ne répondez pas à mes sentiments. Car entin je vous adore, et je viens de vous demander en mariage à votre oncle.
CLARICE
Moi, monsieui?
onooN.
Vous-même.
CLARICE, /( piirl O ciel! quelle nouvelle!
liC, LK CONSKNTKMKN 1 FORCK.
ORGON
Vous n'en êtes pas fâchée?
Je suis ravie que vous me trouviez difyne tle l'attachement d'un lionnête honnne. Mais... o R o o N .
Achevez.
CLARICE
Se peut-il que; vous pensiez à ni'épouser? .Ah! monsieur, renoncez à <e projet. Conservez-moi votre estime. Elle m'est infiniment prrcieuse. Personne ne vous respecte et ne vous révère plus que moi, si ce n'est peut-être votre fils, et je reconnois en vous tant de bonté, de douceur, et decomplaisance,que, sans un obstacle invincible, je ne balancerois pas à vous donner ma main.
ORGON
Quel est donc cet obstacle?
CLARICE
Je ne saurois vous le cacher, et mon cœur ne demande qu'à s'épancher dans votre sein. Vous le dirai-je?... Vous allez me haïr... Ce cœur...
OROON.
Eh bien, mademoiselle?
CL A RI ci:.
,) en ai disj)osé, et il n'est plus a moi