‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de MarivauxChapitre 150 sur 329 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

MARTHON, DUBOIS.

MARTHON.

Où donc est Dorante? il me semble l'avoir vu avec toi.

DUBOIS, tixisquement.

Il dit que madame l'attend pour des papiers; il reviendra ensuite. Au reste, qu'est -il nécessaire qu'il voie cet appartement? S'il n'en vouloit pas, il seroitbien de'licat : pardi, je lui conseillerois...

' MARTHON.

Ce ne sont pas là tes affaires; je suis les ordres de madame.

DUBOIS

Madame est bonne et sege ; mais prenez garde ; ne trouvez-vous pas que ce petit galaiit-là fait le* yeux doux ?

MARTHO'.

Il les fait comme il les a.

DUBOIS

Je me trompe fort, si je n'ai pas vu la mine de

ce freluquet considérer, je ne sais où, celle de

madame.

mauthon.

Eh bien ! est-ce qu'on te fâche quand on la trouve belle ?

DUBOIS

Non : mais je me figure quelquefois qu'il n'est venu ici que pour la voir de plus près. M ART H os, riant.

Ah ! ah ! quelle idée ! Va, tu n'y entends rien , tu t'y connois mal.

DUBOIS, riant.

Ah! ah! je suis donc bien sot.

M A K T H o N , liant en s'en allant. Ah! ah! l'original, avec ses observations!

Dc BOIS, seul.

Allez, allez, prenez toujours. J'aurai soin de vous les faire trouver meilleures. Allons faire jouer toutes nos batteries.

FIN nUPREMIEB ACTE,

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