SCÈNE XL
ARAMINTE, LE G0:S1TE, madame ARGANTE, :VL\RTHO^.
LE COMTE, d'un ton railleur.
Ce qui est sûr , c'est que cet homme d'aftaireslà est de bon goût.
A R A M 1 > T E , ironiquement.
Oui, la réflexion est.juste. Effectivement, il est fort extraordinaire qu'il ait jeté les veux sur ce tableau.
M^e ARGA>TE,
Cet Ijommc-là ne m'a jamais plu un instant,
ma fille; vous le savez, j'ai le coup - d'oeil assez bon, et je ne l'aime pas. Croyez-moi, vous avez entendu la menace que Dubois a faite en parlant de lui: j'y reviens encore; il faut qu'il ail quelque chose à en dire. Interrogez-le; sachons ce que c'est : je suis persuade que ce petit monsieur - là ne vous convient point; nous le voyons tous, il n'y a que vous qui n'y prenez pas garde. MAP. THON, néijligemment.
Pour moi, je n'en suis pas contente.
ARAMINTE, riant ironiquement.
Qu'est-ce donc que vous voyez, et que je ne vois point? Je manque de pénétration : j'avoue que je m'y perds. Je ne vois pas le sujet de me défaire d'un homme qui m'est donné de bonne main , qui est un homme de quelque chose , qui me sert bien, et que trop bien peut-être; voilà ce qui n'échappe pas à ma pénétration , par exemple.
M™« ARGANTE
Que vous êtes aveugle !
ARAMiNTE, r/'«« air souriaut.
Pas tant ; chacun a ses lumières. Je consens, au reste, d'écouter Dubois; leconseil est bon, et je l'approuve. Allez, Marthon, allez lui dire que je veu.x lui parler. S'il me donne des motifs raisonnables de renvoyer cet intendant assez hardi