‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de MarivauxChapitre 197 sur 329 · M™« ARC A >" TE · texte numérisé non relu

M™« ARC A >" TE

En ver(u de quoi l'estiment-ils tant?

LE COMTE lit.

" Auquel cas je n'ai plus que faire à Paris. Vous « êtes à la veille de vous embarquer, et je suis « déterminé à vous suivre. »

Si^^ ARGANTE.

Bon voyage au galant !

M. REMI

Le beau motif d'embarquement!

M"ie ARGA>'TE.

Eh bien ! en avez-vous le cœur net, ma fille ?

LE COMTE

L'éclaircissement m'en paroît complet.

A R A M I N T E , à Doran te.

Quoi! cette lettren'est pas d'une écriture contrefaite? Vous ne la niez point ?

i^G LES FAUSSES CONFIDENCES

DORA>TE

Madame...

Relirez- vous.

M. REMI

Eh bien ! quoi? C'est de l'amour qu'il a ; ce n'est pas d'aujourd'hui que les belles personnes eu donnent; et tel que vous le voyez, il n'en a pas pris pour toutes celles qui auroient bien voulu lui en donner. Cet ani<>ur-là lui coûte quinze mille livres de rente, sans compter les raers qu'il veut courir : voilà le mal; car, au reste , s'il etoit riche, le personnage en vaudroitbien un autre; il pourroit bien dire qu'il adore, (confre/iaisant madame ArganteS) Et cela ne seroit point si ridicule. Accommodez-vous; au reste , je suis votre serviteur, madame. (Il sort.)

M ARTHON

Fera-t-on monter l'intendant que monsieur le comte a amené, niedame?

ARAMIKTE.

N'entendrai-je parler que d'intendants ?Aliezvous-eji ; vous prenez mal votre temps pour me faire des questions.

( Marlhon sort.)

M™c ARG.ANTE.

Mais, ma fdle, elle a raisou; c'est monsieur

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