ACTE m, bCENE IX
ne le quittera pas, et je crois d'ailleurs qu'il n'arrivera rien ; voilà qui est tini : je ne suis venu que pour vous dire une chuse; c'est queje pense qu'il demandera à vous parler, et je ne conseille pas à madame de le voii- davantage , ce u'est pas la peine.
A R A M I N T F. , sèch em en t.
Ne vous embarrassez pas ; ce sont mes affaires.
DUBOIS
En un mol, vous en êtes quitte; et cela par le moyen de cette lettre qu'on vous a lue ,. et que mademoiselle Marthon a tirée de Lubin par mon avis: je me suis douté qu'elle pourroit vous être utile, et c'est une excellente idée que j'ai eue là; n'est-ce pas, madame?
A P. A M I > T E , froidement.
Quoi ? c'est à vous que j'ai l'obligation de la scène qui vient de se passer?
nuFOls, librement.
Oui, madame.
Méchant valet, ne vous présentez plus devant moi.
DUBOIS, comme étonné.
Hélas, madame ! j'ai cru bien faire.
A RAM I :« TF.
\llez. malheureux, il falloit m'obéir ; je vous
3oo LES FAUSSES CONFIDENCES.
avois dit de ne plus vous en mêler. Vous ni avez jetée dans tous les désagréments que je voulois éviter. C'est vous qui avez répandu tous les soupçons qu'on a eus sur son compte, et ce n'est pas par attachement pour moi que vous m'avez appris qu'il m'aimoit ; ce n'est que par le plaisir de faire du mal. Il m'importoit peu d'en être instruite ; c'est un amour que je n'a urois jamais su, et je le trouve bien malheureux d'avoir eu affaire à vous, lui qui a été votre maître, qui vous affectionnoit, qui vous a bien traité, qui vient tout récemment encore de vous prier à genoux de lui garder le secret. Vous l'assassinez, vous me trahissez moi-même ; il faut que vous soyez capable de tout; que je ne vous voie jamais , et point de réplique.
DUBOIS s'en va en riant.
Allons ; voilà qui est parfait.