ACTE II, SCÈNE III
tabl .r au plu s vite ; ayez soin de lui , puisque vous êtes sa mère.
LISETTE
Trouvez-vous qu'on le maltraite ? est-il si abandonné ?
PASQri>-.
En attendant qu'il soit pourvu, donnez -lui seulement votre belle main blanche pour l'amuser un peu.
LISETTE
Tenez donc , petit importun , puisqu'on ne sauroit avoir la paix qu'en vous amusant, p A s Q u I >" , lui baisaJi t la main.
Cher joujou de mon ame 1 cela nie réjouit comme du vin délicieux. Quel dommage de n'en avoir que ro quille !
LISETTE
Allons, arrêtez-vous; vous êtes trop avide.
PASQTI^.
Je ne demande qu'à me soutenir en attendant que je vive.
LISETTE
Ne faut-il pas avoir de la raison?
PASQUI>'.
De la raison ? Hélas ! je l'ai perdue : vos beaux yeux Sont les filoux qui me l'ont volée.
LISETTE
Mais est-il possible que vous m'aimiez tant? je ne saurois me le persuader.
PASQCIN.
Je ne me soucie pas de ce qui est possible,' moi; mais je vous aime comme un perdu, et vous verrez bien dans votre miroir que cela est juste.
LISETTE
Mon miroir ne serviroit qu'à me rendre plus incrédule.
PASQVIS.
Ah! mignonne adorable, votre humilité ne seroit donc qu'une hypocrite !
LISETTE
Quelqu'un vient à nous: c'est votre valet.
SCÈ>E IV.
DORAINTE, PASQUIN, LISETTE.
dora:* TE.
Monsieur, pourrois-je vous entretenir un moment?
PASQUIN
Non : maudit soit la valetaille qui ne sauroit nous laisser en i rpos 1
LISETTE
Voyez ce qui! vous veut, inon>ieur,