ANGÉLIQUE, LISETTE, MAITRE BLAISE
ANGÉLIQUE, uTi bouqiiet a la main.
Bonjour, monsieur Biaise. Est-il vrai, Lisette, qu'il est venu quelqu'un de Paris pour monsieur Lucidor?
LISETTE
Oui , à ce que j'ai su.
Dit-on que ce soit pour l'emmener à Paris qu'on est venu ?
LISETTE
C'est ce que je ne sais pas ; monsieur Lucidor ne m'en a rien appris.
MAÎTRE BLAISE
Il n'y a pas d'apparence; il veut auparavant vous marier dans l'opulence , à ce qu'il dit.
ANGÉLIQUE
Me marier, monsieur Biaise î Et à qui donc, s'il vous plaît?
MAÎTRE BLAISE
La parsonne n'a pas encore de nom.
LISETTE
Il parle vraiment d'un très grand mariage ; il
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s'agit d'un homme du monde, et il ne dit pas qui
c'est, ni d'où il viendra.
ANGÉLIQUE, dun air content et discret.
D'un homme du monde qu'il ne nomme pas?
LISETTE
Je vous rapporte les propres termes.
ANGÉLIQUE
Eh bien ! je n'en suis pas inquiétée ; on le connoîtra tôt ou tard.
MAÎTRE BLAISE
Ce n'est pas moi toujours.
ANGÉLIQUE
Oh ! je le crois bien , ce seroit là un beau mystère : vous n'êtes qu'un homme des champs, vous.
MAÎTRE BLAISE
Stapendant j'ons mes prétentions itou; mais je ne rae cache pas, je dis mon nom, je me montre, eu publiant que je sis amoureux de vous; vous le save^ biari.
(^LLette lève les e'paules.)
ANGÉLIQUE
Je l'avois oublié.
MAÎTRE BLAISE
Me velà pour vous en aviser derechef : vous souciez-vous un peu de ça, mademoiselle Angélivjue?
( Lisette boude. )