‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de MarivauxChapitre 31 sur 329 · LUBIN, LISETTE · texte numérisé non relu

LUBIN, LISETTE

LUBIN, ti)i moment seul et assis.

Ah! pau^TC Lubin! j'ai bien du tourment dans le cœur : je ne sais plus à présent si c'est Marthon que j'aime , ou si c'est Lisette : je crois pourtant que c'est Lisette, à moins que ce ne soit Marthon.

( Lisette arrive avec quelques laquais , quiportent des sièges. )

LISETTE

Apportez, aportez-en encore un ou deux, et mettez-les là.

LUBIN , assis.

Bonjour, ra'amour.

LISETTE

Que fais-tu donc ici?

Lr BIN.

Je me repose sur un paquet de livres que je viens d'apporterpournuujrir l'esprit de madame, car le docteur le dit ainsi.

La sotte nourriture! Qunndverrai-jefinirtoutes ces folies-là ?\ a , va, porte ton impertinent ballot.

LLBIN.

C'est de la morale et de la philosophie. Ils disent que cela purge l'ame; j'en ai pris une petite dose, mais cela ne m'a pas seulement fait éternuer.

LISETTE

Je ne sais ce que lu riens me conter ; laisse-moi en repos, va-t'en.

LTBIN.

EHi ! pardi, ce n'est donc pas pour moi que tu faisois apporter des sièges?

LISETTE

Le butor! C'est pour madame, qui va venir ici.

LUBIK.

Vondrois-tu en passant, prendre la peine de l'asseoir un moment, mademoiselle? je t en prie, j'aurois quelque chose à te communiquer.

LISETTE

Eh bien! que me veux-lu, monsieur?

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