‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de MarivauxChapitre 321 sur 329 · SCENE XVIII · texte numérisé non relu

SCENE XVIII

néte que vous êtes; si vous ne m'en croyez pas , je ne m'en soucie guère.

maItre b lai se.

Eh! mais, jamais voûte mère n'y consentira.

ANGÉLIQUE

Vraiment, je le sais bien.

MAÎTRE BLAISE

Et pis, vous m'avez rebuté d'abord; j'ai compté là-dessus, moi, je me sis arrangé autrement.

A>GÉLIQUE.

Eh bien ! ce sont vos affaires.

MAÎTRE KL AISE

On n'a pas un cœur ([ui \a et qui viant comme une girouette ; faut-être tîlie pour ça , on se fie à des refus.

ANGÉLIQUE

Oh! accommodez-vous, benêt.

MAÎTRE BLAlSE.

Sans compter que je ne sis pas riche.

Ce n'est pas là ce qui embarrassera, et j'aplanirai tout. Puisque vous avez le bonheur d'être aimé , maître Biaise , je donne vingt mille franc» en faveur de ce mariage ; je vais en porter la parole à madame Argante, et je reviens dans le moment vous en rendre la réponse.

ANGÉLIQUE

Comme on me persécute !

LUCIBOR.

Adieu, Angélique : j'aurai enfin la satisfaction de vous avoir mariée selon votre cœur, quelque chose qu'il m'en coûte.

ANGÉLIQUE

Je crois que cet homme-là me fera mourir de chagrin.

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