ACTE II, SCENE VII
LA MARQUISE, reyarclan t le chevalier.
C'est un fort honnête homme.
LE CHEVALIER
Sans doute , et je le crois même d'un esprit très propre à coiisoler ceux qui ont du chagrin.
LA MARQUISE
Il est fort de mes amis.
LE CHEVALILR.
Il est des miens aussi.
LA MARQUISE
Je ne savois pas que vous le connussiez beaucoup ; il vient ici quelquefois, et c'est presque le seul des amis de feu monsieur le marquis que je voie encore: il m'a paru mériter cette distinction-là; qu'eu dites-vous?
Oui, madame, vous avez raisoi>, et je pense C(jmrae vous ; il est dijjne d'êtve excepte. LA M A R Q u I s E, à Lisette , bas. Trouvez-vous cet homme-là jaloux, Lisette ?
LE C H E V A L I E R , « part.
Monsieur le couitc et son mérite m'ennuie. (« la marquise. ) Madame, on a parlé d'une lectui'e, et si je croyois vous déranger, je me l'etirerois.
LA MARQUISE
Puisque la conversation vous ennuie, nous allons lire.
^a LA SURPRISE DE L'AMOUR.
LE CHEVALIF.fi.
Vous me faites un etranj^e compliment.
LA MARQUISE
Point du tout , et vous allez être content, (h Lisette.) Retirez-vous, Lisette; vous'me déplaisez là. (rt Hortensius.) Et vous, monsieur, ne vous écartez point, on va vous rappeler.