ACTE ril, SCÈNE II. yi
tion , et je suis votre très humble servante. ( Elle lui fait la révérence.)
LUE IN
* Et moi ^tre serviteur.
HORTENSIUS
Quoi! madame me renvoie?
LISETTE
Non pas, monsieur; elle vous prie seulement de vous retirer.
Lr Bi>-.
Et vous, qui êtes honnête, vous ne refuserez rien aux prières de madame.
HORTEîîSirS.
Savez-vous la raison de cela, mademoiselle Lisette?
LISETTE
Non; mais engrosje soupçonne que celapourroit venir de ce que vous l'ennuyez.
Et en de'tail , de ce que nous sommes bien aises de nous marier en paix, en dépit de la philosophie que vous avez dans la tête.
LISETTE
Tais-toi.
no RT EN s lus.
J'entends: c'est que madame la marquise et
monsieur le chevalier ont de l'inclination l'un pour l'autre.
LISETTE
Je n'en sais rieji ; ce ne sont pas m^ affaires.
LUBIX.
E^ bien ! tout coifp vaille ! Quand ce seroit de l'inclination, quand ce seroient des passions, des soupirs, des tlammes, et de la noce après, il n'y a rien de si gaillard : on a un cœur , on s'en sert ; cela est naturel.
LISETTE , à Lubin.
Finis tes sottises, (à Hoi'tensius.) Vous voilà averti , monsieur ; je crois que cela suffit.
LUBIN
Adieu. Touchez là , et partez ferme : il n'y aura pas de mal à doubler le pas.
HORTE>SIUS.
Dites à madame que je me conformerai à ses ordres.