ACTE I, SCENE IX. loi
Plein il'un ;iiuour secret qui jX)ur vous le dérhire; S*in valet à riiist;int vient de m'en iuFoniier- Ah! c'etoit là IVpouï qui tievoit vous charnier
[à /Hiit. ) Son cteur restern-t-il toujours ilans l'indolence?
DOEI5E.
Va, laisse-moi, Mariue; il n'est plus d'espérance l'ourcet homme qui m'aime, et n'a pu s'expliquer. Je dois tout a mon père., et ne puis lui manquer : C'en est fait... L'as-tu vu? cet amant?
Pas encore.
Je ne l'ai qu'entrevu...
OORISE.
D'où sais-tu qu'il m'adore, Qu'il est jeunt' , charmant? Pourquoi donc m'abuser? A t'ecouter aussi devrois-je m'amuser?
MARINE
Eh bien ! donnez les mains à ce beau mariage : \'()tre amant en mourra; mais c'est un badinage Qui tourne à votre honneur.
OORISE.
Vous m'impatientez Par vos réflexions et par vos faussetés : D'où peut-elle savoir qu'il mourra?
MARINE
Je" devine.
Il mourra, c'est la régie...
DORISE
.Ah! taisez-vous. Marine.
iij2 LA DOUBLE EXTRAVAGANCE,
MARINE
Il est un sûr moyen de conserver ses jours...
D CRI SE
Il en est un aussi d'abréger vos discours; Adieu.
MARINE
Quel changement! Est-ce bien eîle-méme?
O ciel! quand le péril pour nous devient extrême. Elle s'avise enfin d'avoir un peu d'humeur; Serois-je par hasard allé jusqu'à son cœur? J'ai peine à le penser ; mais , quoi qu'il en arrive. Osons faire pour elle une défense vive.