ACTE I, SCENE XII
CRISPIN
Oui, raousieiir, il est fou. demander.
J'avois cru quelque temps mes soupçons mal fondés, Mais à sou dernier trait...
LÉANDREjà part.
Quand finiras-tu , traître?
CRISPIX.
Sur ce plaisant détail interrogez mon maître. Il eu sait là-dessus plus que moi...
ORGON
Je le plains.
Pauvre ami !
CRISPIS.
Poursuivez, vous verrez ses desseins.
ORGON, continuant de lire.
« Conserve-moi l'honneur d'entrer dans ta faoïilie; « Mon fils l'officier peut épouser ta fille. Je suis sonseniteur; son fils n'est point mon fait. C'est quelque libertin...
Achevez , s'il vous plaît.
ORGON
« Ma lettre par ce fils te doit être remise.
« Il est digne en tout point de l'aimable Dorise;
« Économe prudent ,. et d'un esprit rassis.
CBISPIN.
Ce père-là , monsieur, connoît très bien-son fils.
LÉ ANDRE
Les pères sont suspects en pareille matière.
ORGON
Vous êtes donc ce fils, ce si beau caractère?
■ LÉ ANDRE
Vous pourrez l'éprouver.
ORGON
Votre père est un sot.
Beau début...
L'u refus, monsieur, est votre lot.
MÉANDRE
Je comptois mériter de remplacer mou père.
ORGON
Mais ma fille n'est pas un bien héréditaire;
Je prétends lui donner un vieillard pour époux.
Mais, monsieur, son avis là-dessus l'avez-vous?
ORGON
Je saurai l'obtenir. Eh ! s'il vous pl^t, votre âge?
CRISPIN
Oh ! 1 âge n'y fait rien quand on sait être sage :
Je réponds pour monsieur; quelque jeune qu'il soit.
Son esprit est tranquille , et son coeur ne conçoit
Ni désir violent ni transport de jeunesse;
Il a jusqu'aux vertus de la sage vieillesse j
Par exemple, économe à passer en maint lieu.
Chez de mauvais plaisants, pour un fesse-mathieu.
LÉ A NDRE, bas.
'le tairas-tu?