SCÈNE H
FRONTIN, LISETTK.
F R o.N T I >• , saiis voir Lisette.
Parbleu , je vais lui dire une belle nouvelle ! On est bien malheureux d'être né pour servir:
gS LE MECHANT.
Travailler, ce n'est rien; mais toujours obéir!
Ll SETTE.
Comment! ce n'est que vous? Moi, je cherchois Ariste.
FRONTIN
Tiens, Lisette, finis, ne me rends pas plus triste; J'ai déjà trop ici de sujet d'enrager, Sans que ton air fâché vienne, encor m'affliger. Il m'envoie à Paris, que dis-tu du message?
LISETTE
Rien.
FRONTIN
Comment, rien! Un mot, pour le moins.
LISETTE
Bon vo^'age Partez, ou demeurez, cela m'est fort égal.
FRONTIN
Comment as-tu le cœur de me traiter si mal? Je n'y puis plus tenir, ta gravité me tue; ll ne tiendra qu'à moi, si cela continue, Oui... de mourir.
Mourez.
FRONTIN
Pour t' avoir résisté Sur celui qui tantôt s'est ici présenté... Pour n'avoir pas voulu dire ce que j'ignore...
LISETTE
Vous le savez très bien , je le répète encore : Vous aimez les secrets; moi, chacun a son goût, Je ne veiïx point d'amant qui ne me dise tout.