ACTE IV, SCÈNE IV. i
Mais jttgct avec mui comliieii Ttst clavanta{je lu m«*ch:iiil atii<lif lioul on craint !• |v.iss;i;;f . Qui, trainaDta«ec lui tt^ rj|>|jitrts, les horrt>iii>», L't^prit lie firasteté, l'art atirt-iix des noineurs, Abhorré , méprisé , oou\ ert ilii^noniiuic , Chez les honnête* (jens demeure s^ins p;itne. Voilà le vrai proscrit, et vous le couuoisse/.
▼ aLSRK.
Je ne le verruis plits, si ce que vous pensez Alloit métré prouvé : mais ou outre les choses; C'est donner a des riens les plus horrildes causes : Quant à la probité, nul ne peut laccuser; Ce qu'il dit, ce quil fait, n est que f)our s'amuser
AR is rr.
S'amoser, dites-vous? Quelle erreur est la votre; Quoi! vendre tour-^-tour, immoler l'une à l'autre Chaque société , di\ is«*r les esprits , Aigrir des gens brouilles, ou i)rouiller des amis, Calomnier, Hetrir des femmes estiniahles , Faire du mal d'autrui ses plaisirs détestables; Ce germe d infamie et de per\ersite Kst-il dans la même anie avec la probité? Et |)armi vos amis vous souffrez qu'on le noiuuu ï
Je ne le connois plus, s'il n'est |>oint honnête homme.
Mais il me reste un doute : avec trop de bonté
Je crains de me piquer de sinjjularite :
Sans condamner l'avis de Cleon ni le vôtre,
J'ai l'esprit de mon siècle, et je suis comme un aoiK
Tout le monde est méchant; et je serois [lar-tout
i38 LE MÉCHANT.
Ou dupe ou ridicule avec uu autre goût.
ARISTE
Tout le monde est iDécbant ! oui, ces cœurs haïssables,
Ce peuple d'hommes faux, de femmes, d'agréables,
8ans principes, sans mœurs, esprits bas et jaloux,
Qui se rendent justice en se méprisant tous.
Y.n vain ce peuple affreux, sans frein et sans scrupule,
De la bonté du cœur veut faire un ridicule;
l'our chasser ce nuage , et voir avec clarté
Que l'homme n'est point fait pour la méchanceté.
Consultez, écoutez pour juges, pour oracles,
Les hommes rassemblés ; voyez, à nos spectacles,
Quand on peint quelque trait de candeur, de bonté,
Où brille en tout son jour la tendre humanité;
Tous les cœurs sont remplis d'une volupté pure.
Et c'est là qu'on entend le cri de la nature.
VALÈH E.
Vous me persuadez.
A RISTK.
Vous ne réussirez Qu'en suivant ces conseils: soyez bon, vous plairez. Si la raison ici vous a plu dans ma bouche, Je le dois à mon cœur que votre intérêt touche.
VA LÈRE
Géronte vient : calmez son esprit irrité. Et comptez pour toujours sur ma docilité.
ACTK IV. SCÈNt V. iSij