FLORISE, ARISTE
ARISTE
C'est trop vous désoler.
Eu vérité, madame, il ne vaut point la peine Du moindre sentiment de colère ou de haine : Libre de vos chagrins , partagez seulement Le plaisir que Chloé ressent en ce moment D'avoir pu recouvrer l'amitié de sa mère. Et de vous voir sensible à l'espoir de Valère. Vous ne m'étounez point, au reste, et vous deviez Attendre de Cléon tout ce que vous voyez.
FLORISE
Qu'on ne m'en parle plus : c'est un fourbe exécrable , ludigne du nom d'homme , r.u monstre abominable. Trop tard pour mou malheur je déteste aujourd'hui Le momeut où j'ai pu me lier avec lui. Je suis outrée !
ARISTE
Il faut, sans tarder, sans mystère, Qu'il soit chassé d'ici.
FLORISE
Je ne sais comment faire , Je le craius : c'est pour moi le plus grand embarras.
ARISTE
Méprisez-le à jamais, vous ne le craindrez pas.