SCENE VI
trop nigaud pour un Picard, et vous entendez i assez bien vos petits intérêts, aussi bien que moi.
Damo, arnutez, quand je sommes une fois déniaisés, nous autres Picards, je ne nous changerions pas contre certains badauds qui n'avont rian vu : tatigué, la plaisante engeance!
Mme piisuijj.
Vous n'avez pas mal fait votre compte avec eux, et le voisinage du camp ne vous a point apporté de dommage.
GUILLAUME
Oh! pour sti-là, non : je me sis avisé de tenir ! cabaret dans not'farme; c'est un bon métier, couseine, n'an gagne ce qu'on veut ; j'avons, morgue, eu du monde jusque dans nos étables, et si ils y couchiont tretous sur de la litière à vingt sous par tête tant qu'ils en vouliont. Oh! morgue, j'ai bian vendu mes denrées.
M'"« PIKUIN.
Eh! n'est-il pas juste que ces curieu.\ de Paris I paient un peu cher le plaisir de voir un camp? '
GUILLAUME
Parguenne, ils seriont encore trop heureux quand il leur en coûteroit dix fois davantage : ils a vont \n une année une fois, comme aile campe .
i8 LKS CUIIIKOX l)K CO M I' I KC, N K. coinnie aile tile, cuimiu! :illo m.'irrlK;, comino allô décampe, coiimie allô... (|ue sais-je, moi? Tali- ^;u(', (jiiniiil ils seront nîtoiiriK-s (;lif;iix eux, comme ils clébayouleroiit tout ra dans leur voisinajyc !
M"" l'IM'IN.
(ionx (|iii ne r.unoiit pas vue seront f.ielies d'en avoir maiif|ii('- l'occasion, je gage.
Case pourra fort hiaii : pour les hommes, encore passe, n'an leur pardonne ; mais ces bourgeoises, que venont-ellcs Faire ici?
La curiosité est plus pardonnable aux femmes qu'aux hommes, et...
OVILLAIME.
Eh, fi! morgue, c'est se moquer: la curiosité est parmise à de certaines Femmes; mais à des marchandes, à des cabaretières, à des procureuses! est-ce que c'est leur besogne de quitter leur ménage et de s'en venir à l'armée?
M">c PI NI! IN.
Il y a quelque chose à dire à cela; vous avez raison.
GUILLAUME
Il ya.morgui-, de ces masques-là qui a vont Fait garder la maison aux procureux pendant qu'ailes