M. NAQUART, LE COMTE, ANGÉLIQUE, LISETTE
M. N A QUART
Ah! c'est vous que je cherche, monsieur le comte : on vient de me dire que vous étiez arrivé.
LE COMTE
Je suis ravi de vous rencontrer aussi , monsieur, pour vous dire...
M. >'AQUART.
Comme je suis occupé à une affaire qui vous regarde, je suis bien aise de vous entretenir quelques moments avant de la mettre en état d'être terminée.
LE COMTE
Avant de finir cette affaire comme vous vous la proposez , monsieur, il faut que vous trouviez les moyens de m'ôter la vie.
M. NAQUART.
Cela est violent.
ANGÉLIQUE
Je suis aussi mêlée dans cette affaire, à ce qu'on 'lit, moi, monsieur?
M. NAQUAP.T.
Oui, mademoiselle.
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A Nr. K I. ri^ii F..
Oh liieii! monsieur, ce ne sera pas (l(i mon il vcu qu'elle se fera ; et à moins que monsieur le «.•oiiit<; n'ait ritnpertiiience d'épouser ma tan((!, je ne; ferai jamais la sottise de vous épouser, moi : vous pouvez compter là-dessus.
LISETTE
Voilà une di'claralion fort oblijjeante.
M. K A QUART
Elle devroit me rebuter: mais j'ai fait serment de vous rendre heureuse, et je veux que ce soit monsieur le comte lui-même (pji vous porte à faire ce que je souhaite.
LE COMTE
Moi, monsieur?
ANGÉLIQUE
Oh! pour cela , je suivrai son exemple; rpi'il prenne bien yarde à ce qu'il fera.
M. NAQUART.
Laissez-moi lui parler, et allez nous attendre, avec Lisette, chez le tabellion du village : vous y trouverez presque toute votre famille. Si les contrats que je fais dresser vous conviennent, on les signera ; sinon...
ANGÉLIQUE
Ils ne me conviendront point , monsieur, je vous en réponds.