ACTE ï, SCENE III j'^i
lame du défunt, presque aussi jaloux de ma helle-sœur, que je l'aie jamais e'té de ma femme Margot, pendant qu'aile étoit au moude; et je ne l'f-tois pas mal , comme vous savez.
LE BAILLI
Vous ne l'étiez que trop, et vous aviez quelquefois des emportements...
Oh! pargué, je ne l'ai rossée qu'une fois, mais je la rossià bian . et dans le fond j'avois tort ; au moins , n'allez pas crotre que j'avois raison.
LE BAILLI
Non, non, je ne suis point porte' à croire le mal.
DE LORME
Je ne sais, morgue, comment ça se Ht. Je devais aller ce jour-là à iras lieues d'ici pour une coupe de bois que j'y avois à vendre; je rencontiis le marchand en sortant du village, il gie ramenit au Grand-Cerf ; j'y tombîmes d'accord, je bûmes le vin du marché , copieusement pour ça : jenenousquittimesqu'à minuit. Je retournis chez moi; onnem'yattendoitpas ; jetrouvismafemme dans le lit : et voyez un j)eu queu peste de vision, nionsieu le bailli,la carogne me paroissit double.
Voilà une vilaine vision , monsieur de Lorme.
a3a LES THOIS COr.SIM'.S.
IIB KOltMR.
Je VOUS laisse à penser (ineii var.-tnne; j'(''lois pis qu'un enrage : mais le lendemain je nie rapaisis, je eompris faeileinent (|ue e'est nue j'etois ivre, et que «r'i'loit ma faute. l'"nfin, bref, tant y a, Margot me pardonnit ma barlue, on nous raccommodit. Et voyez, monsieu le liailli, fiur^u hénediction! avant ça, je ne |iouvièines avoir d'enFants, et de ce raecommodement-là il est venu celte petite lille, qui est votre t^iilole, et qui a morguij plus d'esprit qu'aile n'est grosse. Oli ! je ne sais pas de <|ui aile tinni , je vous l'avoue. I. b UA I I. I, I.
Vous aimez bien cet enfant-là, monsieur «le Lormc?
DE tOIiME.
Si je l'aime! C'est une petite mièvretéagriable; aile a de petites magnières sémillantes, une ma- Jeigneté drôle; aile fait pièce à qui aile peut, aile ne pense bian de parsonne; aile dit du mal d(! tout le monde , et si tout le monde l'airne. Ob ! c'est une jolie créature. La voici, je pense: je lui ai donné cliarge d'observer sa tante la meunière; aile viant m'en dire queuque nouvelle.
LE ilAILLI.
Je vous en apprendrai de plus sûres que personne.
ACTr I, SCÈXF. !TI. 2,^3
DE I. O n Al E .
Bon, tant mieux. Mais écoutons un tantinel ce fjue Colette aura à mn dire.