ACTE I, SCKNE V. aiy
Ce qui m'amène envars ici. Vous croyez peutêtre que c'est par hasard que j'y vians, ça n'est parguc pas; c'est tout exprès, el si je n'en fais pas semblant, comme vous voyez.
COLETTE
Tu es un garçon bien dissimule.
l'arguenne, il faut être comme ça. Je ne veux point qu'on se gobarge de moi; voyez le biau plaisir, on ira dire son secret à une fille, et pis la masque s'en gaussera. Nanniu, morgue, nannin; il n'en sera rian ; j'ai plus de cœur que ça.
COLETTE
Tu aurois quelque secret à m'apprendre, à moi ?
Eh! oui morguenne, j'en ai un. Quand vous n'y êtes point, je sis tout prêt à vous le dire; et drès que je vous vois, vous avez une certaine meine malicieuse qui me renfonce la parole. C'est tjueje sis si timide, voyez-vous, et si pourtant avec les fdles il m'est avis qu'il faut de la hardiesse.
COLETTE
Assurément: rassure-toi, va, va, parli;,^
BLAISE
Oui mais ii ce secret-là vous est désagriable?
.'io LKS TKOIS COUSINKS.
Il y .1 (li's secrets cjiii cli-jilaisont queuciiioFois. Votre laiite m'a «lit li; sian, |)ar exoiiiplc ; il tii'a fâche: si le riiiaii va vous faire <lc même?
COLKTÏE.
lit qu'est - ce que c'est que son scciel à iii.i tante?
li I, A I s K.
Qu'aile est amoureuse de moi.
COr-ETTK.
Et le lien :i toi?
li I. A I s E.
Que je sis amoureux de vous ; mais vous n'en saurais rian que vous ne le deviniais. Je sens biaii ea, je n'aurois jamais rimpartinence do vous le dire.
COLETTE
Ah ! tu Feras fort bien de ne m'en point parler.
nLA ISE.
Oh tati^jué! que je n'ai garde; vous en feriais de biaux contes.
COLETTE
Oh! oui, je t'en réponds.