‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 193 sur 321 · I. rc IIMLI. I · texte numérisé non relu

I. rc IIMLI. I

Doucement, monsieur Biaise, doucement.

Eh biaii! taliyue, ne velà-t-il pas; je n'f-tions pas seuls; on nous acoutoit : vous m'avez fait jaser pour me faire pièce.

DE LORME

Comme vous vous échauffez, monsieu le gardemoulin; prenez garde.

ACTl: I, SCÈNE VI; 243

BLAISE

Oh! dame, excusez, monsieu de Lornie, la hardiesse que j'ai la libarté de prendre; mars comme madame la meunière a en fantaisie que vous deveniais mon hiau-frère, je me sis fourré dans la mienne qu'il vaudroit mieux que ce fùl mon biau-père que vous devenissiais : ça dépendra devons ; voyez, il n'y a pas plus de difîicultP à l'un qu'à l'autre.

«E LORME

oh ! palsanf[ué , je vous baise les mains ; il y a de la difficulté des deux cotés, monsieur P.laise.

BLAISE

Eh ! oui, ça est vrai. Je ne veux pas l'un; vous ne vêlez peut-être pas l'autre , vous, et c'est ce qui fait que je ne sommes pas d'accord; mais madame Colette accommodera tout ça, aile n'a qu'à vouloir.

DE L o n M E.

Aile n'a (|u'à vouloir?

BLAISE

Eh! parjjuenne, oui. ]\'est-il pas vrai, monsieu le bailli? Il y a comme ça queuquefois des parents bourrus, des brutaux, quinevoulont pas bailler leurs filles en mariage, et les filles, parfois, s'y baillont d'alles-mémes. Comme on n'y niteiid point de mal, on va le grand chemin; et

j'i'i IIS THois COI .SI m: S.

ilr> <|ni'iii|ii< part <|u'allc.s viennent, un ne lai.ssr ji.is ilr \t> |iicndrc; et le biau-pèrc est biau-pèrc nian.;;n'' li , mais nclaisse pasdc l'ôtrc : vousromprcne/, l)ian, madame (Joleltc?

n E LO 11 M K.

Crmimcnl! l;iau-ptTemau{;it' li?()li ! parjjncnn»', j'y i)'outerons (|U(n(|m; ompôclicmpnt , mimsien le l)ailli.

L K ItAII. I. I.

Sans emportement, monsieur de Lornio. Monsieur 15lai.se est un l)on fjarecni, nn lionm-lc {;aicon; et, pourvu qu'il nous jircjnicltc de ne jnuiit épouser la meunière...

Page 1