ACTE III, SCENE V
DE LORME
Ailes avont raison; mais leur mère estime ffoulue qui veut tout pour aile.
COLETTE
Oli ! elle a beau vouloir, elle n'aura personne.
DE LORME
Cest une bourrue, une capricieuse, qui ne veut tant seulement pas que ces pauvres filles jasiaint un tantinet avec leux amoureux.
COLETTE
Cela est bien dur, n'est-ce pas?
Eh ! il , morffué, c'est une moquerie.
COLETTE
Au moins, mon père, je n'ai pas parlé à Biaise, depuis que vous m'avez dit que vous ne le vouliez pas.
DE LORME
Tu as fort bian fait. Ce n'est pas de même : j'ai raison, moi, vois-tu ; et ce que j'en fais n'est pas que je veuille épouser Biaise : mais ta tante, aile est amoureuse des amoureux qu'avont ses fdles, et c'est pour ça qu'aile les ffourmande.
COLETTE
Oh! vraiment, vraiment, ces gourmanderies vont être cause de quelque chose de beau.
.^lo LES TROIS nOUSINKS.
I)K I.OIIMF.
Comiiu'iil ?
COI. ETT K.
Klles s'en vont faire un pL'Ierinajjc pour tâcher de rendre ma lantc raisonnable.
DE Loni\i E.
Vn pi'Ierinage? Ailes faisoiit fort ])ian.
COLETTE
Oui; mais vous ne savez pas qu'elles ne sont pas toutes seules , et qu'il y a des pèlerins (|uivoiil avec elles.
Bon, tant mieux! C'est bian avise de prendre couijjaf^nie ; ailes ne s'ennuieront pas dans les chemins.
COLETTE
Oh! vraiment non; c'est monsieur Giflot et monsieur de Lepine qui font aussi ce pélerinaf[e-
DE LOI-, ME
ïatigué (jue ça va bian! velà ce que je demandons.
COLETTE
Vous trouvez qu'elles font fort bien?
DE L O R M E
Comment, bian ! ailes faisont àmarveillcjetj* n'en voudrais pas tenir cent bons ccus.