‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 315 sur 321 · SCENE XXÏI. Sg · texte numérisé non relu

SCENE XXÏI. Sg

Vous qui, dans votre doux ramaf[e, Des charmes de l'amour savez si bien parler, Petits oiseaux de ce bocage, Prenez soin de lui révéler Les plaisirs d'un cœur qui s'engage.

(Entrée de jardiniers qui portent leurs corbeilles à Lucile.)

M. ntIBUISSON.

Cela est fort bien chanté, monsieur Caton.

M. CATON

Cela est vrai, cela est vrai, mon monsieur Duhuisson.

MARTHON.

Pour moi, ce que j'en estime le plus , ce n'est pas la musique. Voyez la propreté de ces corbeilles, la beauté de ces fleurs : encore faut -il bien queje me fasse un bouquet, (en ouvrant une corbeille.) Ah! ciel!

LA MONTAG>'E

Comment ! Aurois - tu trouvé là quelque serpent caché sous ces fleurs? Tu ne serois pas la première nymphe...

MA nTHO>.

Ah ! rinfjénieuse imagination ! Ce ne sont vraiment pas des serpents c|ue ces fleurs cachent.

M">e DUBiriSSON.

Qu'est-ce que c'est donc? qu'as-tu trouvé?

J8,S l,l'; OALANT .1 AC.DINir.r..

M A u rii () ^.

Des ëtoffps ni;i{;niHi|nc->i, iiifidiiiiii' , et f|ui 5^ soutiennent d'or. Voyez. ."Vh ! tiionsiriii' (!,itoii ., r]uc vous êtes un roy;il lionunc!

M. Di; nu i.s,soN.

Que rcs({cns-là remportent leurs f'tiifl'es.Vous êtes bien heureux, monsieur {^iitun , d'iivciir affaire à des personnes raisonnalilos.

MA htho.^.

Ail 1 monsieur, avant qu'on les remporte, laissci-ni)us (lu moins le plaisir de la vue. .Apparemment celte autre manne renferme la petite oie ' M. nu ntJisso n.

La bile me monte, et ces impertinences-là me mettent dans une colère...

I,A MONTAGNE

Ah! point d'humeur, voyons jusqu'au bout. Où est la joueuse de gobelets? Qu'on apporte une table.

LA liOllÉMIENKE t7in»lte.

Chacun fait ici-bas des tours de gobelets. Aux champs comme à la cour, à la ville, au palais, A qui mieux mieux chacun s'abuse:

Pour se fourber les mortels semblent faits, Il n'en est point que la feinte n'amuse; I.a \érité pour eux a moins d'attraits t^ue l'adresse et la ruse.

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