‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 34 sur 321 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

M. MOUFLAET), mapame VALENTIN, ANGÉLIQUE.

M. MOrFLARn.

Ah! je n'en puis plus; j'en mourrai de chagrin. Mais voyez ces brutaux, ces canailles !...

ANGÉLIQUE

Eh ! ma mère , voilà monsieur Mouflard, notre voisin ; il est déguisé en gentilhomme aussi l)ien que mon père : nous ne sommes pas les seuls qui ayons fait le voyage du camp , comme vous voyez.

Mme VALESTJN.

Je le crois Lien, vraiment : s'il n'y avoit que votre père d'extravagant dans tout le quartier, ce seroit un beau miracle.

M. MOrFLARn.

Ah! si l'on m'y attrape.

Birae VALENTIN.

Bonjour, monsieur Mouflard.

M. MOUFLARn.

Votre valet, madame Valentin.

ASOÉLIQL'E.

Vous paroissez bien houspillé: vous est-il ar-

4r, LKS cmuKdX df, comimkcjnk

rivi- (iu(>l(|ii(.> <'Ii<)sc (le (.icliciix , iiioiisiiMir !Sîr)U- Har.l.'

M. M or |- I. A il I).

Ail! iiiademuiscllc Aiijji'liriuc, iiin voilà hicii revenu de l'estime el de la CDrisidrration ijiic j'avois pour rariiiec.

M"!'- VAL F. NT IN

Coriiincnt don<" ?

M. MOUFLAlll).

Toute la revue s'est aujoni-d'liui dc'ehaînee pour me faire pièce.

ANOl'iLIQU K.

Vous venez de voir la revue?

M. M ou FL A III).

Je viens de voir le diable, je n ai rien vu. J'etois avec trois messieurs «jue vous connoissez, mon beau-frère le miroitier, mon cousin le bonnetier, et mon neveu le notaire, tous bien vêtus, avec de grandes épées, et des plumets rouges, même.

ANGÉLIQUE

Avoieiit-ils aussi bonne mine que vous, monsieur Moutlard?

M. MOUFLABI).

Pas tout-à-fait, mais il ne s'en failoit guère; et avec tout cela, je crois que tout le momie l'f'fuit d Miini- le mot pour nous rcconnoître.

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