SCÈNE XXIII
M. VALENTIN, m au ame VALENTIN, ANGÉ- LIQUE, GUILLAUME, CLITANDRE, FRO]NTIN,LE CHEVALIER, M.MOU- FLARD, MADAME PINLTIN, madame IIOBIN.
Eh bien! voilà parler raison. Approchez, aimable personne. Que la voilà gracieusement dé- ;];uise'e !
66 m;.s ciiitiKiix Dr co.vii'iiJiM:.
Mine 1. 1 N I I >.
C'est |)i)nr t.iirr liuiiucur à un cri tain |)i'ii( li.tl dont (iM iKin s a ii.irir.
oeil. LA n.MK.
t)h ! talif^nenne , il est l)icii question (l<; bal, rouseinc ! velà monsieur MouHai'd que n'an va mettre sur le cheval «le bois, à moins ijue ma- (lanic n'('|)()use monsieur le chevalier.
On fcroit un tel affront à monsieur Mouflarrl. lui que j'aime plus que ma vie!
M. MOr ILA III).
Eh bien ! monsieur,jen<'luifais|)nstlire,foniMic vous voyez.
L[-; CHKVALIKIS.
Sa destinée dépend de vous. Allons, loi, décidez, charmante.
Je ne bal.in«e point ; «-1, pour faire plaisir à monsieur Moullaid, je me détermine à tout ce que vous vondiez. Voilà ma main, monsieur IIchevaliiM .
M. M (J l I I. Ali 1).
Conuncnt , madame':'
LK CHEV AI, IKIl.
Le boute-selle, monsieur MouHaid.
6CÈNE XXlll. 67
M. MOUFLAllD.
Mais nous sommes liés, madame et moi, parties engagements.
LE CHEVALIER
Oh, cadédis! fussiez-vous liés du nœud gordien, je le coupe, c'est mon affaire; et nous ne nous quitterons pas que toutes nos conventions ne soient Lien signées de part et d'autre; je les garde à vue.
M. MOtJFLARD.
Pourmoi, jeveux m'en retournera Paris; je me déplais trop ici.
GUILLAUME
Oli! palsangué, vous y resterais. Vous êtes un incivil, monsieur Mouflard : ces messieurs vous auriont fait l'honneur de vous voir à cheval, il faut bian que vous leur fassiez sti de les voir marier.
LE ClIEVALIER.
C'est excellemment bien parler. Que les plaisirs succèdent à la crainte : nous avons ici des hautbois, bonne compagnie ; allons, Frontin, ce petit bal d'armée que nous avons tantôt projeté; et nous irons ensuite souper tous ensemble chez le cousin Guillaume , où il aura soin de faire trouver un notaii e.
68 i.KS ctiiiiKix bi. (;()MI'ii,»;m:.
Oh! pnr(;iiemu;, oui, je vous en rt-jniiuls. .Si tous les iMirieux qui n'avrjiil c]U(; f;iirc au camp y sout iqîalf's couiine ceux-ci, les officiers ne seronl, inorjyuj', pas ruines deces visites-là, sur ma parole.
Le liriiit éclatuiil des trornpelles Et le son l)ruyant des tambours, Dans ces aimables retraites, Ne menacent point nos jours.
Venez, bourjjeois; venez, yrisettcs; Venez, yuerriers; venez, coquettes; Tout invite aux plaisirs, aux festins, aux amours.
( Entrée de quatre officiers. )
.■M^c itoniis.
Que j'aime un camp près de l'aris!
Là, le'piaisir vous accompagne, Et l'on y (rouve des maris
choisis, polis,
Oe tous pays.
Pour moi , je prétends, si je vis, Tous les mois faire une campa}; ne.
LE CHEVALI ER.
Heureuse madame Robin .
Il ii'ctoit fait que pour liejlone
Ce cœur si fier que je vous donne ; Rendez grâce à votre destin.
De cette gaillarde aventure Que dircz-vous, race future?
L'amour a mis dans le milieu d'un camp Le cœur dun Gascon à l'encan.
'Entrée de madame hobiu et d'un officier.)