‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 100 sur 240 · LES MÊMES, M. DE MORINVAL · texte numérisé non relu

LES MÊMES, M. DE MORINVAL

M. DE MORINVAL.

Voyons, trouverez-vous du bonheur à ceci? Le tonnerre est tombé...

M. DE PLINVILLE.

Bon! où donc?

M. D E MORINVAL.

Sur 1

Elle est en feu.

M. BELFORT

J'y cours.

a granfve.

( Il sort. )

i34 L'OPTIMISTE.

M. DE P LIN VILLE

Je respire.

M. DE MORl.N VAL.

Qu'eulends-je !

Vous vous réjouirez encor de ce fléau?

M. DE PLI N VILLE

Pourquoi non? Il pouvoit tomber sur ie château '.

( Ils sortent tous. )

' Quoique ce trait ait toujours paru faire plaisir, je n'en ai jamais été très content. Je rcfjrettc de n'avoir pas connu plus lût l'excellent roman de Goldsmith (le Ministre de Wakefield ). J'aurois pu faire usajje d'un passage où il est question aussi d'incendie; mais où loptimiste Primerose est bien supérieur au mieu. Il craint quelque temps pour ses enfants , s'agite , se dévoue , les sauve enfin ; et , voyant d'un côté sa femme et ses enfants hors de danger, et de l'autre sa maison en proie aux Hammes, il s'écrie : «Tu peuxbrù- M 1er, ô ma maison ! j'ai sauvé les meubles leS plus précieux. » Qui ne sent l'énorme différence qu'il y a entre ce trait sublime , et une saillie qui fait rire seulement? ( iVofe de l'auteur. )

ri.N nu SECOND acte.

Page 1