SCÈNE X
ROSE , ANGÉLIQUE , M. DE PLIN VILLE, madame DE PLINVILLE , M. DE MORIXVAL.
M. DE MORINVAL
De grâce, permettez, Madame...
Mme DE PLINVILLE.
C'est en vain que vous me tourmentez : (« Aiiijélifjtic. ) Ne me parlez jamais de Belfort. A merveille! C'est vous qui m'attirez une scène pareille.
ANGÉLIQUE
Je ne sais pas encor de quoi vous m'accusez.
Mme oE PLIN VIL LE.
Vous souffrez près de vous des amants déguisés'...
ANGÉLIQUE
De ce déguisement j'ignore le mystère.
Seroit-il autre chose ici qu'un secrétaire?
Mme DE PLIX VILLE.
Je vous dis qu'il vous aime.
ANGÉLIQUE
Eh bien donc, je le croi.
S'il lui plaît de m'aimer, est-ce ma faute, à moi?
Mme DE PLINVILLE.
Vous-même , vous l'aimez.
AN GÉLIQUE.
Qui vous dit que je l'aime?
A peine, en ce moment, si je le sais moi-même.
ROSE
Et quand cela seroit, je l'aime bien aussi;
Ces messieurs... tout le monde, en un mot, l'aime ici.
Mme DE PLINVILLE.
Rose, vous tairez-vous? Modérez votre zélé.
ROSE
Mais, c'est que vous grondez toujours mademoiselle.
M. DE PLINVILLE.
Ne grondons point, ma femme; entendons-nous, causons. Pour refuser Belfort quelles sont vos raisons?
>ime DE PLINVILLE.
C'est un aventurier.
M. DE PLINVILLE.
Madame de Roselle Coiiiioît beaucoup son père.
Mme DE PLINVILLE.
Eh bien I tant mieu.x |iour elle.