ACTE H, SCÈNK IV
M. d'oRFEUIL.
Je crois voir tout cula moi-même, en écoutant; Et vos riants tableaux me fout jouir d'avance Du plaisir que j'espère en allant en Provence.
.M. d'or LANGE.
Revenons en effet au point essentiel.
La Provence, on le sait, est sous le plus beau ciell...
Et vous avez, sans doute, une terre fort belle?
M. d'o r l a n g e , embarrassé.
J'ai , très jeune , quitté la maison paternelle , Et n'en ai maintenant qu'un souvenir confus. C'étoit un bel endroit! il doit l'être encor plus.
M. d'orfecil.
Et dites-moi , la mer est-elle loin ?
M. d'or lange.
En face, Je m'en souviens fort bien , au pied de la terrasse. Un pareil souvenir ne s'efface jamais.
M. d'or feu IL.
C'est un coup d'oeil superbe!
M. d'or LANGE.
oh ! je vous le promets.
JUSTINE
Je verrai donc la mer une fois en ma vie!
^He d'orfecil.
J'ai toujours de la voir eu la plus gi-ande envie.
M. d'or LANGE.
oh bien! c'est un plaisir qu'avant peu vous aurez; Et même en pleine mer vous vou"; promènrrcz.
25o LES CHATEAUX EN ESPAGNE.
M"e d'or F EU IL.
Mais... j'aurois peur, je crois.
M. d'orlange.
Quelle foiblesse extrême!
Eh! craint-on quelque chose auprès de ce qu'on aime?. .
( // 5e reprend. ) Près d'un père?
M. d'or FEU IL.
Monsieur, il est temps de souper ; Et de ce soin pressant je m'en vais m'occuper. Voulez- vous bien venir, monsieur... monsieur d'Oilange.
j DSTINE, à part.
Le futur a joué son rôle comme un ange.
M. d'orfeuil.
(àd'Orlange.) {à sa fille. ) Venez. Ma fille, et toi , viens-tu ?
.Mlle d'orfeuil.
Dans le moment.
Je vous rejoins, mon père.
M. d'or FEUIL, fcflS, à sa fille.
Allons. Il est charmant.
{ // cmincne dOrlawje. )