‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 212 sur 240 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

M. D'ORFEUIL,M. D'ORLANGE.

M. d'orlange [amène mysiérieusement.

Bon. Je puis donc ici vous parlersans témoin, Et vous ouvrir mon coeur; car j'en ai grand besoin.

M. d'o h F e u 1 l sourit.

Quel est donc ce mystère?

M. d'or lange.

Ah! si vous pouviez lire Dans ce cœur!...

SI . d'o r F e u 1 l , toujours de tncme.

Vous avez quelque chose à nie dire.

Je le vois; mais saurai-je à la fin ce secret?

.M. D'0KLA^•GE.

Oui ; c'est assez long-temps avoir été discret.

M. d'o RF EU IL.

Sans doute: puis , pour vous je suis porté d'avance, Et je vous saurai gré de votre confiance.

Eh bien! puisque je peux librement m'exprimer, Votre chère Ilenrielte a troj) su nie charmer.

M. d'ob fi. u il.

Vraiment?

M. d'oRLANGE.

Elle est aimable , et moi je suis né tendre : En un mot , je l'adore; et si j'osois prétendre A sa main, cet hymen feroit tout mou bonheur.

SI. d'or F EU IL.

Monsieur... assurément vous me faites honneur.

M. d'orla>ge.

Vous trouvez ma demande un peu prompte , peut-être; Mais il est naturel de se faire connoître.

M. d'okfeuil.

Bon!

.M. DO n LANGE.

Mon nom...

M. d'orfeuil.

M'est connu.

.M. d'orlaxge.

Mon oncle...

M. d'orfeuil.

C'est assez; Abrégeons un détail inutile : avancez.

M. D'oRLAJiGE.

Mais...

Je coiinois fort bien toute votre famillr. Vous dites donc, monsieur, que vous trouvez ma fille... ?

M. d'orla.nge.

Ah, monsieur ! adorable.

M. n'on F FIJI L.

.Allons , j'en suis rliarmc.

Et d'elle, à votre tour, crnvez-vous être aimé'.'

M. d'or LANGE.

Je m'en flatte.

M. d'orfeuil.

Moi-même aussi je le soupçonne.

Écoutez, je vais voir notre jeune personne: J'espère que tous trois serons bientôt d'accord; Car, si vous lui plaisez, vous me convenez tort.

( // sort. )

M. d'or LANGE.

Et vous aussi , monsieur.

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