‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 216 sur 240 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M. n'OP. LANGE, M. DE FLORVILLE.

M. d'orlasoe.

Vous le voyez, mon cher.

Cela s'entend , je crois.

M. DE FLOR VI LLE

oh ! oui, rien n'est plus clair.

Mais cette affaire-ci s'est menée un peu vite.

M. d'or LANCE.

En effet. A ma noce, au moins, je .vous invite.

iijo LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

M. DE FLORVILLE

Mille grâces , monsieur : je repars à l'instant.

M. d'or LANGE.

Quoi ! vous partez? Sur vous j'avois compté pourtant.

En vérité... je suis on ne peut plus sensible...

M. d'orlange.

Faites-moi ce plaisir.

M. DE FLORVILLE

Il ne m'est pas possible.

M. d'orlange.

Félicitez-moi donc, je vous prie.

M. DE FLORVILLE

En effet, Vous êtes fort heureux : enfin , il se pouvoit Qu'Henriette déjà fût promise à quelque autre ; Qu'auriez- vous fait alors?

M. d'orlange.

Quel sci-upule est le votre?

Je trouverois , d'honneur, on ne peut plus plaisant De supplanter d'abord , presque chemin faisant , Quelque futur époux qui ne s'en doute guère : Toute ruse est permise en amour comme en gxierre.

M de FLORVILLE.

Fort bien : mais c'est blesser pourtant les droits d'autrui.

M. d'orlange.

Est-ce ma faute à moi, si je plais mieux que lui?

M. DE FLORVILLE

Mais ce futur époux se fût montré peut-être.

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