SCÈNE XII
F L O R ni O N D, É L I A N T E.
F L o R I M o N D , couixint vers Elianlc.
C'est vous, ô ma chère Lliante Pardonnez aux transports d'une ame impatiente. Madame.
Est-il bien vrai? Florimond en ces lieux! A peine, en ce moment, j'ose en croire mes yeux, I Satire VIIL
38 L)NCONSTANT.
Quoique l'hote, en montant, m'ait d'abord prévenue.
De grâce, dites-nioi quelle atlaire imprévue...
FLORIMOND
Aucune : ou, si i'amour doit ainsi se nommer, Je n'en ai qu'une seule, et c'est de vous aimer.
ÉLIANTE
Mais ma demeure, enfin, qui vous a pu l'apprendre?
F LCR 1 MONO.
Eh ! madame, mon cœur pouvoit-il s'y méprendre? Le sort en cet hôtel ne m'eût pas amené , Qu'avant la fin du jour je l'aurois deviné.
Avec mes questions je vais être indiscrète : Mais, .encore une seule, et je suis satisfaite. Comment avez-vous pu quitter la garnison ?
FLORIMOND
En (juittant le service.
ÉLI AN TE.
Ah !... Pour quelle raison ?
tXo ri.mond.
Eh mais!... C'est que d'abord le service m'ennuie; Et puis, je ne veux ])lus de chaîne qui me lie... Hors la vôtre. Comblez mes souhaits les plus doux : Je suis tout à l'amour, madame , et tout à vous. Oui , sous vos seules lois je fais gloire de vivre : Vous voyagez; par-tout je suis prêta vous suivre; Vous retournez à Londre, et j'en suis citoyen. Votre pays , madame, est désormais le mien.
Él.I ANTE.
Je ressens tout le pri.K d'un pareil sacrifice...