‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 237 sur 240 · MADEMOISELLE D'ORFEUIL, M. DE FLORVILLE · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE D'ORFEUIL, M. DE FLORVILLE

Mlle d'or FED IL, de loin , sans voir Florville.

Florville dans ces lieux {apercevant Florville. ) M'avoit dit que quelqu'un me demandoit... Ah dieux !

( Itaut. ) C'est vous, monsieur?

M. DE FLORVILLE

Ma vue a droit de vous surprendre, J'en conviens.

mHc d'or feu il.

Il est vrai que je ne puis comprendre...

M. DE FLORVILLE

Moi-même... assurément... j'ai peine k concevoir... Je ne me flattois pas de jamais vous revoir.

m1I« d'orfeuil.

Et:., ne peut-on savoir quel sujet vous ramène?

M. DE FLORVI LLE.

Quel sujet? C'est... pardon... une affaire soudaine... Cet autre voyageur, votre futur époux... Ici, pour un instant, m'a donné rendez- vous. Je me suis empressé de revenir.

mIIc d'orfeuil.

Mon père De cette occasion profitera, j'espère.

3i4 LES CHATEAUX EN ESPAGNE

M. DE FLORVILLE

Je ne sais : votre père a reçu mes adieux.

mUb d'o r F e u I l.

Je les avois reçus moi-même... Ilseroit mieux De le revoir aussi.

Je nesfais que paroître.

Ma visite, à présent, le troubleroit peut-être : Il est, je le présume, occupé du futur. D'un hymen qui s'apprête...

Mlle d'or F EU IL.

Oh ! cela n'est pas sûr

M. de FLORVILLE.

Il annonçoit , ce semble, une union prochaine.

Mlle d'or FED IL.

Oui , j'étois sur le poi ot de serrer une chaîne Qui me pesoit d'avance, et j'en aurois gémi. Mon père, heureusement, est mon meilleur ami ; Je viens d'ouvrir mon cœur à cet excellent père : Il consent, en un mot, que l'hymen se diffère.

M. de FLORVILLE.

A ce futur époux je faisois trop d'honneur : Je le crovois aimé.

M"e d'oRFEUIL.

Vous étiez dans l'erreur.

M. DE FLOR VILLE

Un autre , phu heureux , du moins je le soupçonne , L'a prévenu. .

m"* D'oRFErir..

CroyPï que je n'aimois personne

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