MADEMOISELLE D'ORFEUIL, M. DE FLORVILLE
Mlle d'or FED IL, de loin , sans voir Florville.
Florville dans ces lieux {apercevant Florville. ) M'avoit dit que quelqu'un me demandoit... Ah dieux !
( Itaut. ) C'est vous, monsieur?
M. DE FLORVILLE
Ma vue a droit de vous surprendre, J'en conviens.
mHc d'or feu il.
Il est vrai que je ne puis comprendre...
M. DE FLORVILLE
Moi-même... assurément... j'ai peine k concevoir... Je ne me flattois pas de jamais vous revoir.
m1I« d'orfeuil.
Et:., ne peut-on savoir quel sujet vous ramène?
M. DE FLORVI LLE.
Quel sujet? C'est... pardon... une affaire soudaine... Cet autre voyageur, votre futur époux... Ici, pour un instant, m'a donné rendez- vous. Je me suis empressé de revenir.
mIIc d'orfeuil.
Mon père De cette occasion profitera, j'espère.
3i4 LES CHATEAUX EN ESPAGNE
M. DE FLORVILLE
Je ne sais : votre père a reçu mes adieux.
mUb d'o r F e u I l.
Je les avois reçus moi-même... Ilseroit mieux De le revoir aussi.
Je nesfais que paroître.
Ma visite, à présent, le troubleroit peut-être : Il est, je le présume, occupé du futur. D'un hymen qui s'apprête...
Mlle d'or F EU IL.
Oh ! cela n'est pas sûr
M. de FLORVILLE.
Il annonçoit , ce semble, une union prochaine.
Mlle d'or FED IL.
Oui , j'étois sur le poi ot de serrer une chaîne Qui me pesoit d'avance, et j'en aurois gémi. Mon père, heureusement, est mon meilleur ami ; Je viens d'ouvrir mon cœur à cet excellent père : Il consent, en un mot, que l'hymen se diffère.
M. de FLORVILLE.
A ce futur époux je faisois trop d'honneur : Je le crovois aimé.
M"e d'oRFEUIL.
Vous étiez dans l'erreur.
M. DE FLOR VILLE
Un autre , phu heureux , du moins je le soupçonne , L'a prévenu. .
m"* D'oRFErir..
CroyPï que je n'aimois personne