‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 28 sur 240 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PADRIGE.

Monsieur, je viens vous faire une offre.

FLORIMOND

Ah! quelle est-elle?

PADRIGE.

Vous êtes sans laquais , m'a-t-on dit.

FLORIMOND

Il est vrai.

Je m'en aperçois bien; et j'ai fait un essai.... De m'habiller tout seul: tant mieu.x; car mon système Est qu'on seroit heureux de se servir soi-même. Cependant, vous venez...?

PADRIGE.

Dussé-je être importun, 3i monsieur desiroit un laquais, j'en sais un...

FLORI MOND

Importun ? Au contraire , et votre offre m'oblige.

Donnez: de votre main, mon cher monsieur Pad:ije,

Je le reçois d'avance.

Ah!... J'ai bien votre fait,

FLOBIMOND.

Un garçon docile, intelligent, discret, Honnête homme sur-tout.

Eh! voilà mou affaire.

PADRIGE.

Je le crois. .Si pourtant il n'eût pas su vous plaire, J'en avois un autre.

FLORl MOND.

Ah!... Cet autre, quel est-il?

TA ORIGE.

c'est un laquais charmant, du plus joli babil.

FLORl MON D.

Fort bien.

PADRIGE.

De la toilette il connoît les finesses; Il n'a servi qu'abbés, que petites maîtresses : Il est éléf{ant, souple, et prompt comme l'éclair.

FLORl .>I0.\D.

J'aime mieux celui-ci.

PA DR IGE, à part.

Courage.

Allez, mon cher.

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