SCÈNE VIII
ÉLIANTE, M. DOLBAN.
M. DOLBAN.
J'ai l'honneur de parler à madame Éliante?
Oui, monsieur.
M. DOLBAX.
Librement à vous je me présente,
Sr. L'INCONSTANT.
Madame... Mais je suis DolLan, ambassadeur Deux fois à Pétersbourg , à Madrid.
É LIANTE
Ah! monsieur, Votre nom m'est connu.
M. D OLE AN
J'ai cru que sans scrupule Je pouvois supprimer tout fade préambule. Je m'explique en deux mots : Florimond, mou ueveu, Brille de voir l'hymen couronner son beau feu. S'il est digne à vos yeux d'une faveur si grande, J'ose en venir pour lui faire ici la demande.
( « part. ) ' ( liaut. )
Je respire : voilà tout son secret. Monsieur, La demande pour moi n'a rien que de flatteur; Et, d'un début si franc bien loin d'être surprise. Je m'en vais y répondre avec même franchise. Monsieur votre neveu, dès que je le connus. M'inspira de l'estime... et .Vil faut dire plus. Il m'inspira bientôt un sentiment plus tendre. C'est bien assez, je crois, monsieur, vous faire entendre Quel prix j'attache aux soins qu'il me rend aujourd'hui.
M. DOLBA.V.
Que de grâces je dois vous rendre ici pour lui !
Un peu trop librement peut-être je m'exprime.
M. DOLBAN.
Ola ne fait pour vous <ju'augmenter mon estime, Madame: ce ton-là fut toujours de mon goût.