‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 50 sur 240 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

Moi-même.

Sottement , pour toi seul , j'étois resté garçon : J'ctois trop bon , vraiment.

F L o K I M o .\ D , reprenant un air détaché.

Oui , vous avez raison, Mon oncle; dans la vie , il faut se satisfaire.

M. DOLBAN.

Elle aura tout mon bien , je n'en fais point mystère.

FLORIMOND

chacun peut, à son gré, disposer de son bien : Tout le vôtre est à vous, et je n'y prétends rien.

M. D OLE AN

Nous verrons si toujours cela te fera rire. Je n'ose encor la voir, mais je lui vais écrire.

( Il veut sortir. )

FLOniMOND.

Ne sortez point; ici vous avez ce qu'il faut :

La lettre et la réponse arriveront plus tôt.

De grâce , asseyez-vous, mettez-vous à votre aise.

( Pendant que son oncle écrit, il se parle à lui-même. ) Qu'il se bâte , morbleu, d'épouser son Angloise, Et me laisse en repos. Les moments sont si chers! Voilà, je gage, au moins deux heures que je perds. Je brûle de revoir la beauté que j'adore; Car je l'ai vue à peine, et ne sais pas encore Comment elle se nomme; en un mot, je ne sais Rien, sinon que je l'aime, et qu'elle a mille attraits. ( // se retourne vers son oncle et le recjarde. ) '■ 7

( haut. ) li prend la chose au vif. En ce tendre langage Vous n'aviez pas écrit depuis long-temps, je gage?

M. D 0 L B A N , pliant sa lettre.

Pas tant que toi.

FLORIMOND

Je crois que vous me peignes mal:

Il faut se défier toujours de son rival.

M. DOLBAN.

C'est fait.

FLORIMOND, appelant.

Crispin !... Lafleur!

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