ACTE I, SCENE II. i
M. PADRIGE.
Monsieur... vient donc de Brest?
FLORIMOND
Oui.
.M. PADRIGE.
, J'ai, dans ce moment,
Une dame qui vient de Brest aussi.
F LORIMOND.
Comment?...
M. PADRIGE.
Une Angloise.
FLO RIMOX D.
Une Angloise?
M. PADRIGE.
Oui, monsieur, très jolie; Pour tout dire , en un mot , une dame accomplie ; Femme de qualité , qui voyage par goût ; Veuve depuis trois ans : Lisette m'a dit tout.
CRISPIN
Lisette! Cette Angloise a donc une suivante?
M. PADRIGE.
Eh ! oui ; je l'ai donnée à madame...
CRISPIN
Et charmante.
Sans doute?
M. PADRIGE.
On ne peut plus.
CRISPIN
Je vois ce <jui m'attend :
i6 L'INCOKSTANT.
Cette Lisette-là va me rendre incoustant
FLORIMOSD.
Eh! mais... à tous ces traits je crois la reconnoitre: Car... Depuis quinze jours elle est ici peut-être?
M. PADRIGE.
Oui, monsieur.
FLORIMOND
M'y voilà : c'est elle assurémeni, C'est Éliante même.
H. PADRIGE.
Eh ! monsieur, justement.
FLORIMOMD.
Eliante en ces lieux! Rencontre inespérée! Conduisez-moi chez elle.
M. PADRIGE.
Elle n'est pas rentrée ; Mais bientôt...
F LO RI MONO
Ah! bon Dieu! Laissez-nous; il suffit:
Je l'attends.
( M. Padiiije sort. )