SCÈNE III
M. BELFORT, M. DE PLINVILLE , .madame DE ROSELLE.
M. DE PLIMVILLE, à M. Delfort.
Bon ! vous vous retirez en me voyant? Pourquoi ? Eh mais! ne faites |>uiut d'attention à moi. Du matin jusqu'au soir je viens, je me promène; Vers ce lieu-ci , sur-tout, un penchant me ramène.
Mme DE ROSELLE.
J'y viens souvent aussi. Cest un joli berceau , Solitaire, et pourtant très voisin du château.
M. DE PLI>V1LLE
Vous-même, cher Belfort, c'est ici, ce me semble. Que Vous et votre élève étudiez ensemble.
M. DELFORT.
Oui, monsieur, très souvent.
M DE PLI^ VILLE
Et TOUS avez raison.
n8 L'OPTIMISTE.
Voici, je crois, bientôt l'heure de la leçon.
{ à tnadnme de Roselle. ) Angélique est savante : elle lit les poètes.
( à M. Belfort. ) Moi je l'ai toujours dit : jeune comme \ous l'êtes, On enseigne Lien mieux.; rien n'est plus naturel. Vous êtes, sans mentir, uu bienheureux mortel! Vous avez pour élève une jeune personne, J'ose le dire , aimable, aussi belle que bonne. Vous habitez d'ailleurs le plus charmant jjays!... Je vous traite aussi bien qu'on traiteroit un hls. Il est aisé de voir que ma femme vous aime. Chacun en fait autant; et ma fille elle-même, Quand on parle de vous...
M. BELFORT, très ému.
Elle me fait honneur.
Monsieur... assurément... je sens tout mon bonheur. Je ne puis exprimer... Pardon, je me retire.
M. DE PLINVILLE.
Allez, j'entends fort bien ce que cela veut dire.
Mine DE ROSELLE, à part.
Ah I mon cher oncle , moi je l'entends mieux que vous