‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 113 sur 216 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

PHILOCTETE, soldats.

PHILOCTETE.

Eh bien! à tant d'horreurs il faut que je succombe,

Lemnos fut ma demeure , elle sera ma tombe :

Tout espoir est perdu , tout secours m'est ôté. ]

Oiseaux, ne fuyez plus cet antre redouté;

Hôtes de ces rochers, approchez-moi sans crainte:

Mes mains n'ont plus ces traits dont vous craiguiezl'atteinti

Vengez-vous, et tranchez mes jours infortunés;

Bientôt la faim , sans vous , les aura terminés.

Moi , j'irois secourir des ingrats, des perfides !

INon : périssent les Grecs , périssent les Atrides!

C'en est donc fait, hélas! je mourrai loin de vous,

O patrie! 6 mon père!... Il m'eût été bien doux,

Avant que d'expirer, de vous revoir encore!

Je vous abandonnai pour ces Grecs que j'abhorre :

Pour eux seuls j'ai tout fait, pour eux seuls tout quitté;

Ma mort en est le prix... je l'ai bien m.érité.

( // rentre dans la caverne.^

FIN ne SECOKW .^CTE.

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