ACTE II, SCEM: m. nà
CORIOLAX.
l'.h ! qu'importe aux Romains quoi sera mon asile? Xe sont-ils pas contents, si je sors de leurs murs?
VÉT URIE.
Tout asile est égal à des destins obscurs : Mais toi, si renommé par l'éclat de tes armes, Ce grand nom qui te suit ajoute à mes alarmes. Parle : as-tu fait le choix d'un refuge assuré?... Tu ne me réponds rien?...
CORIOL AN.
Peut-être je pourrai Trouver qnelque demeure ouverte à l'infortune . Où la vertu du moins ne soit pas importune : .Te m'en remets aux dieux, qui conduiront mes pas V'ous , si vous m'en croyez, ne vous informez pas Du sort d'un exilé, qui n'a plus de patrie... Je recommande au ciel les jours de Véturie. Mon ami... vous, ma mère... oubliez-moi tous deux. Et de Coriolan recevez les adieux.
VÉTUF.l E.
Quoi! malgré la rigueur de cet arrêt funeste, Ne peux-tu...?
CORIOLAX.
De ce jour on m'a donné le reste...
Qu'importe un vain délai pour le sort qui m'attend? Je dois sortir de Rome, et j'en sors à l'instant.
VÉTURIE.
Sans suite, sans secours, sans ressource certaine!
CORIOLAN
Non; je ne veux de Kome emporter que sa haine :
2i4 CORIOLAN.
Sa haine me suffit.
Qu'au moins jusqu'aux remparts J'accompagne tes pas; que mes derniers regards...
CORIOLAN
Ah! demeurez : songez qu'une foule égarée D'un triomphe odieux est encore enivrée. Pensez-vous qu'aujourd'hui leur insolent orgueil Épargne Véturie, et respecte son deuil?
Voulez-vous, dans l'ivresse où ce peuple est en proie, Exposer vcs douleurs en spectacle à sa joie? C'est trop... Adieu , ma mère... Adieu, Volumnius... Adieu, Home... je pars.