‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 137 sur 216 · ACTE II, SCEM: m. nà · texte numérisé non relu

ACTE II, SCEM: m. nà

CORIOLAX.

l'.h ! qu'importe aux Romains quoi sera mon asile? Xe sont-ils pas contents, si je sors de leurs murs?

VÉT URIE.

Tout asile est égal à des destins obscurs : Mais toi, si renommé par l'éclat de tes armes, Ce grand nom qui te suit ajoute à mes alarmes. Parle : as-tu fait le choix d'un refuge assuré?... Tu ne me réponds rien?...

CORIOL AN.

Peut-être je pourrai Trouver qnelque demeure ouverte à l'infortune . Où la vertu du moins ne soit pas importune : .Te m'en remets aux dieux, qui conduiront mes pas V'ous , si vous m'en croyez, ne vous informez pas Du sort d'un exilé, qui n'a plus de patrie... Je recommande au ciel les jours de Véturie. Mon ami... vous, ma mère... oubliez-moi tous deux. Et de Coriolan recevez les adieux.

VÉTUF.l E.

Quoi! malgré la rigueur de cet arrêt funeste, Ne peux-tu...?

CORIOLAX.

De ce jour on m'a donné le reste...

Qu'importe un vain délai pour le sort qui m'attend? Je dois sortir de Rome, et j'en sors à l'instant.

VÉTURIE.

Sans suite, sans secours, sans ressource certaine!

CORIOLAN

Non; je ne veux de Kome emporter que sa haine :

2i4 CORIOLAN.

Sa haine me suffit.

Qu'au moins jusqu'aux remparts J'accompagne tes pas; que mes derniers regards...

CORIOLAN

Ah! demeurez : songez qu'une foule égarée D'un triomphe odieux est encore enivrée. Pensez-vous qu'aujourd'hui leur insolent orgueil Épargne Véturie, et respecte son deuil?

Voulez-vous, dans l'ivresse où ce peuple est en proie, Exposer vcs douleurs en spectacle à sa joie? C'est trop... Adieu , ma mère... Adieu, Volumnius... Adieu, Home... je pars.

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