‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 149 sur 216 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

I U L L i; s , A U F I D E ; C O R I O L A N, eu habit ffiterrier; chefs volsques.

CORIOLAN

Tullus, M vous l'aviez voulu, dans ce moment peut-être De Rome et de son sort le Volsque seroit maître. ! ai présumé de lui (j'en jugeois par mon cœur), OuMl pourroit, plein du feu qui l'avoit fait vainqueur, \A dans un si grand jour prodiguant les miracles, Démentir des Romains les orgueilleux oracles. I embrassois cet espoir : il a pu m'égarer. 1/ennemi dans ses murs s'est pressé de rentrer : T.ui laissez- vous le temps de les mettre en défense? i ai soumis mon audace à votre expérience, .'nsques à quand, seigneur, retenez-vous mon bras"

228 CORIOLAN

La nuit a réparé les forces des soldats :

Pour marcher contre Rome ils attendoient l'aurore:

Et si leur p;énéral ne les arrête encore,

Dans ce même moment l'assaut peut se tenter.

Je n'attends que votre ordre , et cours l'exécuter.

TULLUS

J'estime en un guerrier la noble impatience, Qui sait, quand il le faut, céder à la prudence. Je diffère mes coups pour les assurer mieux : Croyez que tout Romain m'est assez odieux.

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