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BARCÉ, DEUX FEMMES SUIVANTES

PLAUTIE.

O toi, fille si chère!

Vous devenu mon fils , autre espoir de sa mère ! Tout est prêt : désormais rien ne peut différer Le bonheur que pour vous j'aimois à préparer. Il faut, pour l'achever sous les plus saints auspices , Aux pieds des immortels en offrir les prémices. Le temple vous attend : ces soins religieux Vont à votre bonheur intéresser les dieux.

(à Icilius. ) ( montrant sa fille. )

Votre affranchi Menés , et Barcé sa nourrice , Vous conduiront tous deux au lieu du sacrifice. Moi, dans quelques instants, j'irai me joindre à vous, Et remettre ma fille aux mains de son époux.

ICILIUS

Notre félicité va vous être commune.

C'est au cœur d'une mère une idée importune Que de voir un enfant s'éloigner de ses bras: Vous me donnez la vôtre et ne la perdez pas. Non , aux yeux maternels elle n'est point ravie : J'ai fixé près de vous ma demeure et ma vie ; Par les mêmes liens nous sommes tous unis. Et sans vous rien ôter l'hymen vous donne un fil».

VIRGINIE, à Plautie.

Combien à mon amour cette espérance est chère! J'aimerai mon époux sous les yeux de ma mère ! Jugvz si cet espoir a droit de me charmer: Il ajoute au plaisir que je sens à l'aimer.

PLAUTIE.

Prends garde qu'aux autels portant un juste hommage, D'un si doux avenir la trop flatteuse image Te fasse oublier Rome en présence des dieux.

( à tous deux. ) Qu'ils entendent ce nom mêlé dans tous vos vœux. Ah ! quand votre union sous leurs yeux se consomme , Priez-les de finir l'esclavage de Rome, Vous aimez la patrie, et ce grand sentiment Jamais d'un cœur romain ne s'éloigne un moment. Wler

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