ACTE IV — SCÈNE I
CRISÉIS.
D'accord.
Qu'on m'estime.
CRISÉIS. '
Oui.
THALER
Me révère.
CRISÉIS.
Sans doute.
THALER
Or donc, pour rattraper le fil de mon discours, Que c'est un bel emploi que de hanter les cours ! Tous ces grands messieurs-là sont des gens bien honnêtes,
CRISÉIS.
Démocrite n'est pas si charmé que vous l'êtes. Il voudrait bien déjà se voir loin de ces lieux.
THALER
Pourquoi donc, s'il vous plaît ?
CRISÉIS.
Tout y blesse ses yeux.
Son cœur n'est pas content ; quelque soin l'embarrasse. Il dit qu'en ce pays ce n'est rien que grimace ; Que les hommes y sont cachés et dangereux. Et les femmes encor bien plus à craindre qu'eux ; Que ce n'est que par art qu'elles paraissent belles ; Que leur cœur...
THALER
Ne va pas te gâter avec elles.
Ni pour quelque monsieur te prendre ici d'amour. Elles peuvent tout faire, elles sont de la cour. Ces madames-là. Mais j'aperçois Démocrite.