GÊRONTE, ANGÉLIQUE, VALÈRE, DORANTE
NÉRINE, MADAME LA RESSOURCE
HECTOR
GÉRONTE, à Angélique.
Que mon âme est ravie De voir qu'avec mon fils un tendre hymen vous lie ! J'attends depuis longtemps ce fortuné moment.
N'ÉRINE
Son cœur ressent, je crois, le même empressement.*
GÉRONTE
De VOUS trouver ici je suis ravi, mon frère. Vous prenez, croyez-moi, comme il faut cette affaire ; Et l'hymen de madame, à vous en parler net, N'était, en vérité, point du tout votre fait.
DORANTE
Il est vrai.
GÉRONTE, à Angélique.
Le notaire en ce lieu va se rendre ; Avec lui nous prendrons le parti qu'U faut prendre.
NÉRINE
Oh ! par ma foi, monsieur, vous ne prendrez qu'un rat ; Et le notaire peut remporter son contrat.
GÉRONTE
Comment donc ?
ANGÉLIQUE
Autrefois mon cœur eut la faiblesse De rendre à votre fils tendresse pour tendresse ; Mais la fureur du jeu dont n est possédé, Pour mon portrait enfin son lâche procédé. Me font ouvrir les yeux ; et, contre mon attente. En ce moment, monsieur, je me donne à Dorante.
A Dorante.
Acceptez- VOUS ma main ?
DORANTE
Ah ! je suis trop heureux Que VOUS vouliez encor...
GÉRONTE, à Hector.
Parle, toi, si tu veux.
Explique ce mystère.