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L'OFFICIER, GARDES

HARCOURT, à l'officier et aux fjnrdes.

Sortez, braves guerriers:

J'ai des ordres secrets pour voir ces prisonniers.

( L'ofjicier et les gardes sortent. )

SCÈÎSE VIII.

HARCOURT, SAINT-PIERRE, AURÈLE, AM BLET USE, les trois autres bourgeois

HARCOURT

('à Saint-Pierre et aux

autres bourgeois.) [à part.) Français! .. Ah! de ce nom ne pourrai-je être digne?

(à Saint-Pierre seul. ) Je vois qu'à mon aspect votre vertu s'indigne: Oui, j'ai perdu mon frère et vous et mon pays;

( montrant sn main ) Cette main fume encor du sang de votre fils. Mais je viens adoucir le sort qui vous menace :

( montrant Aurèle ) De ce jeune guerrier j'apporte ici la grâce, s A I .N t-P I e R R E , à part, avec joi«. Ciel:

i56 LE SIÈGE DE CALAIS.

habcolrrt.

Il seroit affreux que du commun malheur Une seule famille épuisât la rigueur.

SAIXT-PIERKE.

Quoi! quelque autre pour lui s'offre-il au supplice? H ARCOU KT^vivement, comme une chose qui lui échappe. Sans doute, un autre y court, avec plus de justice.

( à Aurèle. ) Partez , l'échange est fait, marchez au camp français; Il n'est pas loin du nôtre, et vos guides sont prêts. Allez; et, renonçant à des vertus stériles, Plus que votre trépas rendez vos jours utiles. Vous pourrez, dans une heure, assurer à mon roi Qu'Harcourt ne mourra pas sans lui prou\ er sa foi.

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