SCÈNE VIII
EDOUARD, ALIÉNOll, gardes.
ALiÉNon, à Edouard.
Harcourt vous abandonne, et Mauni va vous fuir.
O maire de Calais! sois siir de ta vengeance; Ton rival de ta mort va répondre à la France.
Edouard, se levant.
Comment! ce vil sujet vous l'égalez à moi!*
ALlÉr^OR.
Un sujet vertueux, s'immolant pour son roi,
Vaut bien un roi , seigneur, cruel dans sa victoire.
Embrasant l'univers pour une ombre de gloire.
Vous, vassal de la France et sujet de Valois,
Du sang que vous versez vous rendrez compte aux loi-:
Par vos rébellions, les rliamps de l'Aquitaine
Reviendront pour jamais sous la main suzeraine;
Vos neveux, dépouillés de ce fief paternel.
Maudiront l'artisan d'un désastre éternel.
Né pour être l'exemple et l'amour de la terre,
Vous serez le fléau même de l'Angleterre ;
Et l'humanité sainte , expirant dans les pleurs ,
Viendra vous reprocher des siècles de malheurs.