SCÈNE VIT
RHAMNÈS.
Et de l'aveu des cieux ce mortel se couronne !
Sou exem[>le m'entraîne, au moment qu'il m'étonne!..
Cèderai-je aux remords dont je suis combattu?...
Dans ce siècle coupable ù quoi sert la vertu?
Quel fruit en recueillit le sage Folydore?...
Des titres, des grandeurs , si la soif me dévore,
Je voulois noblement en mériter l'honneur...
L'infamie est ici la route du bonheur.
Ah ! cédons au torrent qui malgré moi m'eutraîne. Plus qu'Anténor, hélas! Zelraire est inhumaine. Entre ces cœurs cruels comment fixer mon choix? Qu'il en coûte, ô vertu, pour étouffer ta voix!... Mais il faut du monarque embrasser les maximes... Dieux! en le couronnant, vous me forcez aux crimes.