‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 188 sur 325 · BAYARD, URBIN · texte numérisé non relu

BAYARD, URBIN

u R B I N , debout, appuyé sur un fauteuil. En nous voyant ainsi , qui penseroit , seigneur, Qu'Urbin fût le captif, et Bayard le vainqueur? Grâce au ciel, pour vos jours me voilà sans alarmes!

BAYARD

Que vos tendres bontés ont eu pour moi de charmes^ Généreux ennemi! Tels sont les vrais guerriers, Rivaux au champ de Mars, amis dans leurs foyers.

URBIK.

.l'attends ma liberté que vous m'avez promise.

BATARD

Mais doublez la rançon qui dut m'être remise.

( Urbin paroit très étonné. ) A vos soldats blessés je desirois l'offrir. Chargez-vous de ce soin que je ne puis remplir.

Jule a causé leurs maux ; je veux qu'il les soulage,

Et de son or sacré j'ennoblirai l'usage.

Mais parlons d'Avogare et de ses noirs projets.

URBIN

J'ai toujours dédaigné d'en savoir les secrets.

Quand il osa sur vous combler son infamie,

Je confiai ce monstre aux vertus d'Euphémie.

J'ai cru servir ensemble et vous et mon pays,

D'arrêter ses projets sans les avoir trahis.

Je voudrois et ne puis vous nommer ses complices...

Vous ne les craignez plus; qu'impc^;tent leurs supplices?

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