‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 228 sur 325 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

D. PÈDRE, FERNAND, gardes.

D. pÉDRE.

Fier Henri , te voilà dans les mains de ton roi ! Après m'avoir trahi tu comptes sur ma foi? Il faut être prudent quand on est infidèle: Tu vas voir les traités du maître et du rebelle. Toi, sous le nom d'arbitre, oppresseur insolent, Qui m'écrases du poids d'un mérite accablant, Superbe Anglais, tu veux me commander sa grâce? Il falloit d'une armée apfiuyer ton audace.

FERNAND

Et malgré vos serments, vous vous croyez permis...

D. pÉdRE.

Va, ma bouche a juré , mon cœur n'a rien promis.

FER>" AN D

Mais bieutôt Edouard, soulevant l'Angleterre, Viendra...

D. PÉDRE.

Je vais tarir les sources de la guerre.

3i8 PIERRE LE CUCEL.

Transtamare n'a point de fils pour successeur; Lui mort, son parii tombe, et ce Je à la terreur. Edouard etGuesclin, resserrés dans mes chaîues. Contiendront de leurs rois les impuissantes haines.

{bas à Alvnr. ) Henri vient, sovez prêt; qu'il tremble de sortir : Il n'a qu'un choix à faire, obéir ou mourir.

(// fait signe à Fetyiand de se retirer. )

Page 1