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SCÈNE VIII

D. PÈDRE, EDOUARD, ALTAIRE; troupes DE MAURES ET DE NAVARROls, tous l'épée à la main, excepté Edouard.

D. pÉdre, cherchant des yeux Henri.

Henri m'est enlevé? Ciel! O vengeance! ô rage!

[à Edouard.) Tu répondras pour tous; sa fuite est ton ouvrage. Qu'on le charge de fers.

{Edouard met l'épée à la )nain.)

ALT AIRE, aux soldats, en étendant son épée vers eux.

Non, soldats. Brave Anglais,

Tant que je suis présent, ne crains point de forfaits.

(à don Pèdre. ) Barbare, à quel excès ton courroux s'abandonne! Enchaîner ce héros! tu lui dois ta couronne. 8ur ton front, à mon tour, si je puis l'affermir, Voilà donc tout le fruit que j'en dois recueillir?

{à Edouard.) [à don Pèdre.)

Tu peux te retirer. Rends-lui sa foible escorte.

D. PÈDRE

( a Edouard. ) ( à un officier navarrois. )

Oui, va. Mais de mon camp qu'il s'éloigne, qu'il 50rt(

EDOUARD

Ne crois pas...

ALTAÏ RE, à Edouard.

Sa fureur sert mon orgueil secret; J'allois à tes côtés combattre avec regret. Adieu. Si nos exploits méritent la victoire , Ton nom ne viendra pas nous en ravir la gloire.

[Edouard veut lui répondre, il le prévient.) Écoute. Il nous a dit tes desseins contre nous : Ma générosité n'éteint pas mon courroux. A ta ligue chrétienne, au moins, je viens d'apprendr Qu'on peut vaincre ses chefs, quand on sait les défeni

EDOUARD, à Altaire, après avoir remis son épée. Reçois mon amitié : cet hommage t'est dû. Que Dieu jugule culte , et l'homme la vertu!

( lui prenant la main. ) Mais , quoi ! payer la tienne , en l'exerçant encore,

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